Women Health Education Programme

« La santé par les femmes »

WHEP, créé à l’initiative de l’IAP (InterAcademy Panel), est un programme scientifique international du GID.

WHEP est chargé d’accompagner des projets nationaux contribuant à l’amélioration de la santé de tous par l’éducation des femmes dans les pays en développement.

GID

Un Programme du GID - Groupe Inter-académique pour le Développement
 

Changement social en milieu défavorisé : les femmes du secteur 19 de Ouagadougou

Le 23 janvier 2009, par Marie-Thérèse Arcens Somé,

(À Rimkieta Mai 2008 - ©Marie-Thérèse Arcens Somé)

Introduction

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, est une ville en pleine expansion et attire beaucoup d’hommes et de femmes en quête d’une vie meilleure. La commune a du mal à organiser le développement urbain et les infrastructures de base ne suivent pas l’expansion territoriale de la ville.

Les plus pauvres s’installent aux confins de la ville et comme au village, construisent eux-mêmes leur lieu de vie. Comme au village, ils assurent leur survie grâce à l’élevage et l’agriculture, ainsi qu’à des activités économiques précaires et parfois dangereuses.

Le secteur 19, dans l’arrondissement de Boulmiougou poursuit à l’instar des secteurs périphériques, son développement local, en s’appuyant sur les capacités de la population. Celle-ci se regroupe dans des associations qui leur permettent d’obtenir une reconnaissance administrative.

Les femmes, malgré leur difficulté d’intégration en milieu urbain, jouent un rôle prépondérant dans la survie de ces familles semi urbaines. Les conditions de vie dans certaines zones périphériques de Ouagadougou sont pratiquement similaires à celles de la campagne : pas d’infrastructures d’assainissement, pas d’électricité et difficulté de collecter de l’eau potable.

Beaucoup de femmes sont arrivées par le fait du mariage et n’ont aucune éducation citadine. Nous nous sommes intéressées à savoir comment elles contribuent à l’éducation de leurs enfants ? Comment elles se perçoivent et comprennent leur rôle au sein de la famille et de la société urbaine ?

Pour mener notre analyse, nous avons obtenu des entretiens avec des responsables et des conseillers municipaux de la mairie de l’arrondissement de Boulmiougou à laquelle est rattaché le secteur 19. Nous avons pu participer à quelques réunions organisées par les conseillers municipaux du secteur 19 avec les associations reconnues. Nous avons également obtenu un entretien avec trois associations du secteur 19.

Un accent particulier a été mis sur l’observation du terrain, et la vie dans le secteur, ainsi qu’une recherche documentaire, qui nous a conduits à approfondir notre connaissance du terrain par des entretiens avec des spécialistes travaillant sur la ville de Ouagadougou (historiens, géographes, cartographe, anthropologue, experts en sciences de l’éducation)

I. L’expansion de la ville de Ouagadougou

A partir de la révolution politique de 1983, une nouvelle dynamique urbaine voit le jour autour du concept de « secteur administratif » et « d’arrondissement ». Ce sont de nouvelles appellations des quartiers traditionnels qui étaient auparavant sous la juridiction coutumière des chefs traditionnels. L’extension de la ville de Ouagadougou est de plus en plus rapide grâce à une nouvelle politique urbaine, favorisant l’appropriation du sol par des non autochtones. En effet dans les années 1980, le programme Populaire de Développement (1984 – 1985) permet d’aménager 6000 ha mais 60% des citadins [1] vivent encore hors de cette ville aménagée, sans équipements et infrastructures de base (eau, électricité, routes, écoles et centres de soins).

En 2000, la superficie totale de la commune de Ouagadougou, incluant 17 villages est estimée à 30 000 ha dont 7 000 de quartiers non lotis [2]

1.1 L’arrondissement de Boulmiougou et le secteur 19

L’arrondissement de Boulmiougou est un des 5 arrondissements composant la commune de Ouagadougou. Il comprend 4 secteurs administratifs et 4 villages : les secteurs 16, 17, 18, 19 et les villages de Boassa, Zagtouli, Zongo et Sandogo. L’arrondissement est situé au sud-ouest de la commune de Ouagadougou [3].

Le secteur 19 qui nous intéresse est composé de deux parties (deux villages rattachés à la ville du fait de l’urbanisation galopante).

Noosin est la partie la plus ancienne. Le quartier a été loti grâce à la politique urbaine de 1980. Il comprend les infrastructures suivantes :

  • un marché,
  • un CSPS comprenant une maternité et un dispensaire,
  • une dizaine d’écoles privées et publiques,
  • L’adduction d’eau potable,
  • L’électrification (pas de poteaux électriques publics),
  • de nombreuses associations féminines biens assises grâce à des activités lucratives et à des participations à des foires nationales et sous régionales.

Rimkieta n’a été loti qu’en 1999 et compte très peu d’aménagements urbains [4] :

  • 5 forages (il n’y a pas encore d’adduction en eau potable),
  • une cité d’habitation de moyen standing en cours d’habitation,
  • un collège municipal (CEG) ouvert pour l’année scolaire 2007-2008.
  • Pas encore électrifié.

Rimkieta et Noosin sont reliés par un pont de terre. En fortes pluies, le pont s’avère impraticable, isolant Rimkieta. Les femmes fréquentent plus facilement le centre de santé du village de Zongo ou celui du secteur 18. Un centre privé de soins infirmiers s’est installé dans le quartier, mais elles jugent la consultation hors de portée (1000 F cfa la consultation) [5].

Il n’y pas de voies bitumées dans l’ensemble du secteur 19 et pas de caniveaux. En saison des pluies, beaucoup de concessions sont inondées et des mares plus ou moins importantes se forment sur les voies, réduisant les activités et les déplacements des populations [6].

(Plan de la ville de Ouagadougou. Réalisation : Dr en géographie Aude Meunier Nikiema. 2008)

1.2 Quelle dynamique sociale à travers les aménagements urbains ?

En milieu périurbain, les populations sont hétérogènes et proviennent de divers milieux culturels du Burkina Faso. La majorité est d’origine rurale et pour survivre, réutilise ses connaissances et savoir-faire : le petit commerce à partir de la transformation de céréales (arachides, soumbala, beurre de karité), l’agriculture et l’élevage en milieu urbain. L’espace disponible dans les zones non ou nouvellement loties le leur permet. En s’installant, les individus ont la possibilité de devenir propriétaire d’une parcelle de terre et ainsi de commencer à construire leur cadre de vie. Les logements ne sont pas adéquats par manque d’équipements essentiels notamment en eau et assainissement, constituant ainsi un manque de bien-être. L’environnement immédiat est insalubre à cause du manque d’aménagement et des dépotoirs d’ordures ménagères, des déchets liquides déversés dans la nature, ce qui compromet gravement la santé générale de ces familles sans revenu régulier.

Les femmes sans éducation scolaire pour la plupart, s’auto emploient dans des activités de vente et de petit commerce, ou pratiquent des activités illégales et dangereuses pour leur santé et l’environnement, comme le tri de graviers et de sable fin pour la revente aux entreprises de construction.

II. Quelle contribution des femmes à la dynamique sociale et économique du secteur 19 ?

2.1 La situation des femmes du secteur 19

Très peu de ces femmes ont eu accès à une éducation scolaire, avant d’arriver au secteur 19. Analphabètes, elles n’ont aucune formation technique ou professionnelle. Elles demeurent assujetties aux pesanteurs socioculturelles qu’elles transmettent elles-mêmes à leurs enfants, particulièrement à leurs filles, car elles restent garantes de certaines traditions, particulièrement dans l’éducation des filles [7].

La vie en milieu urbain dont elles ne comprennent pas les normes sociales contribue à accroître leur manque de confiance dans leur propre capacité. L’évolution vers une prise en charge de leur destinée et de celle de leurs enfants est très lente. Elles ont conscience que la vie urbaine a entraîné une réinterprétation à leur détriment des traditions mais elles n’ont aucun moyen de la dénoncer. Lors d’un entretien, certaines ont expliqué que si elles n’étaient pas capables de mettre leurs enfants et surtout leurs filles à l’école, leur mari n’en faisait pas une priorité. « Et pourquoi faites-vous alors autant d’enfants ? » « Si on n’en fait pas chaque année, notre mari prendra d’autres femmes » [8]. Parmi elles, certaines se cachent de la police pour aller trier le sable dans des ravins causés par les pluies. D’autres vendent quelques tas d’arachides en face de leur concession. Elles ne sont pas assez riches pour louer un étal au marché officiel.

Elles ont très peu accès aux moyens d’information et de communication qui pourraient contribuer à ouvrir leur vision du monde. Elles se rabattent sur les canaux de communication traditionnels qui sont à leur portée : réunions d’information par les conseillers municipaux ou les leaders d’associations, rencontres au marché ou aux points d’eau.

La culture patriarcale dans laquelle elle baigne est également très restrictive en matière de liberté. La plupart de ces femmes n’est pas autorisée à gagner plus d’argent que leur mari. Elles doivent mener des activités de complément au budget familial. De plus, les hommes conçoivent difficilement que leurs épouses puissent rentrer le soir à la maison après le chef de famille [9].

Dans le domaine économique les femmes mènent des activités relativement lucratives seulement par le biais associatif [10] : transformation et commercialisation des produits halieutiques (fumage, séchage, friture), transformation des fruits et légumes, des céréales et produits laitiers, etc.…Individuellement, elles n’ont pas accès aux crédits et aux formations. Elles finissent par utiliser la main d’œuvre familiale disponible mais non qualifiée : filles non scolarisées, nièces ou neveux ramenés du village, pour assoir quelques activités de commerce, en général à côté du domicile ou au marché local [11].

2.2 Existe-t-il des voies pour le changement social et économique ?

L’Etat Burkinabé est conscient de l’ampleur de la pauvreté des populations vivant en milieu périurbain de la ville de Ouagadougou. Le Plan Décennal de l’Education de Base (PDDEB) a permis un développement spectaculaire de l’éducation de base dans l’ensemble du pays. En 1997, le taux brut de scolarité était de moins de 33%, l’un des plus faibles de la sous-région. En 1995, le taux de scolarisation au niveau de l’enseignement post primaire était de 10,21%, montrant que la majorité des enfants de plus de 12 ans ont soit abandonné l’école en cours de cycle, soit sont en situation d’échec scolaire [12]. Grâce au PDDEB, le nombre de filles scolarisées passe entre 2002 et 2006 de 84 mille à plus de 137 mille, avec un taux de scolarisation brut de 55% [13].

Au secteur 19, le changement est visible, surtout du côté de Nossin. On peut le voir à travers l’habitat, l’environnement, les comportements, les nouvelles perspectives, l’évolution de l’identité et des pensées. La ville et l’accès à la citadinité assurent aux populations un changement social, malgré l’importance de la fracture sociale et culturelle au niveau spatial et temporel.

Par le biais de l’éducation de masse et la volonté politique qui assurent une politique de développement de l’éducation et de la santé des populations de base, le changement est possible, bien que à long terme. Le développement économique des villes secondaires doit se faire parallèlement pour éviter une surcharge des infrastructures dans les villes principales (Ouagadougou et Bobo Dioulasso).

III Comment la collectivité urbaine peut contribuer au changement social ?

Le maire de l’arrondissement de Boulmiougou est une femme, dans son deuxième mandat. Elle a réuni toutes les associations de l’arrondissement au sein d’une union associative dénommée « Union des Femmes pour le Développement de Boulmiougou ». Une ligne budgétaire est prévue pour ces associations et également pour les familles en situation précaire (veuves, orphelins) qui se sont déclarées. La municipalité offre à ces familles des dons en nature (vêtements, vivres) et des kits scolaires. Certaines femmes sont recrutées pour le balayage des rues [14]. Malgré cela, beaucoup d’entre elles restent en marge de ces manifestations officielles de solidarité.

La participation à une association reste le moyen pour éviter l’isolement et la pauvreté extrême. La création d’associations devient dans ces milieux urbains précaires, un leitmotiv pour attirer le regard extérieur et si possible d’éventuels financements et dons. Certaines associations que nous avons rencontrées à Rimkieta n’ont pas d’activités et encore moins des objectifs ; elles semblent avoir été créées pour les besoins de la politique lors des élections des conseillers municipaux en 2006. En effet, leur création date de cette période. Elles ont des attentes palpables vis-à-vis des conseillers municipaux dont elles ne ratent aucune réunion.

La politique est également le moyen pour ces femmes d’accéder au changement social et économique, grâce aux propositions provenant des politiques nationales et municipales érigés en faveur des femmes, des enfants et de la décentralisation et que les conseillers municipaux s’approprient. La plupart des conseillers n’a aucune vision à moyen et long terme quant à la mise sur pied d’un programme local de lutte contre la pauvreté. Les stratégies nationales de lutte contre la pauvreté viennent d’en haut.

CONCLUSION

Une partie des hommes et femmes vivants dans les zones périurbaines et particulièrement dans certains secteurs comme le nouveau lotissement du secteur 19, communément appelé Rimkieta, ressent beaucoup de difficultés de survie quotidienne.

Les femmes sont pour la plupart analphabètes et sans activités rémunératrices. Certaines ont grandi dans le milieu et d’autres sont arrivées par le fait du mariage. Elles demeurent pratiquement toutes sous le sceau du mariage et des lois coutumières et ne connaissent pas d’autres règles de vie.

Beaucoup de femmes membres d’associations à Rimkieta sont tributaires du service social de la mairie de Boulmiougou. Ces femmes n’ont aucune idée de l’utilité du processus de démocratie en cours qui a porté les conseillers communaux à la tête de la mairie, avec leur appui.

La pauvreté de cette population est d’abord sociale avant d’être économique, car ces femmes et ces hommes ne comprennent pas l’évolution urbaine ni la manière dont ils peuvent en tirer profit sans mettre leur vie en danger (éboulements de carrières, accidents de la rue…) ou sans se faire marginaliser à cause de leurs comportements ruraux.

Bibliographie

Alice Tiendrébéogo. FAWE Burkina. 21 mars 2007. Education des filles au Burkina Faso. : Travailler à l’accès, au maintien et à la réussite des filles. FASO ZINE. Burkina Faso

Ardjouma Ouattara. 2006. Les enjeux de la dynamique des extensions périurbaines à Ouagadougou. In « Dynamiques périurbaines : population, habitat et environnement dans les périphéries des grandes métropoles. CNRST/INSS. Burkina Faso.

Bricas N et seck PA, 2004, « L’alimentation des villes du Sud : les raisons de craindre et d’espérer », cahiers Agricultures, 13, 10.4. Cité par Alvergne-Latouche C. PDM-SCAC, Bénin.

Dabo Séni. 2008. Lotissement au Burkina Faso : un nouveau mode désormais en vigueur. Faso.net. Burkina Faso

Dupont Véronique et Valérie Golaz. 2006. Des changements importants dans la périphérie des grandes métropoles. In « Dynamiques périurbaines : population, habitat et environnement dans les périphéries des grandes métropoles. CEPED. France.

Jaglin S. et al. Les enjeux des extensions urbaines à Ouagadougou : 1984-990. Burkina Faso.

Jeunes en milieu urbain : culture et définition d’une nouvelle identité. www.unfpa.org.2007. Site internet de l’UNFPA

Isabelle Sevede-Bardem. 2002. Précarités juvéniles et milieu urbain africain (Ouagadougou). « Aujourd’hui chacun se cherche ». Edition l’Harmattan.

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MEBA. Coopération Belge. Appui au plan décennal de l’éducation de base (PDDEB) BKF 040 25 11. Burkina Faso. Décembre 2007. Tiré sur internet

Ministère des Infrastructures, de l’Habitat et de l’urbanisme. Schéma directeur d’aménagement du « Grand Ouaga » (Horizon 2010). Volume I : Etat des lieux. Tendances de développement. Document final. Juillet 1999. Burkina Faso.

Ministère des Infrastructures, de l’Habitat et de l’urbanisme. Schéma directeur d’aménagement du « Grand Ouaga » (Horizon 2010). Volume II : options d’aménagement-programmation. Document final. Juillet 1999. Burkina Faso.

Ministère de la Promotion de la Femme. Juin 2004. Etude diagnostique de la situation de la femme au Burkina Faso. Burkina Faso.

Ministère de l’Economie et du Développement. Avril 2007. Résultats préliminaires du recensement général de la population et de l’habitat de 2006. Burkina Faso.

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Moustier P. et Jacques Pagès. Dec 1997. Le périurbain en Afrique : une agriculture en marge ? Le courrier de l’environnement de l’INRA. CIRAD. N° 32.

Prat. Alain.. Ouagadougou. Croissance urbaine et enjeu foncier. Eurêka N° 19. 1996. PP 38-41. DEA- Université Paul Valérie de Montpellier. France.

Sous la direction de Pierre Claver Hien et Maxime Compaoré. Histoire de Ouagadougou des origines à nos jours. CNRST. 2006. Burkina Faso.

The world Bank. Région Afrique, Département du Développement humain. Série documents de travail. Santé et pauvreté au Burkina Faso : progresser vers les objectifs internationaux dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Document national non daté (vers 2002).

Notes :

[1] Ardjouma Ouattara. 2006. Les enjeux de la dynamique des extensions périurbaines à Ouagadougou. In « Dynamiques périurbaines : population, habitat et environnement dans les périphéries des grandes métropoles. CNRST/INSS. Burkina Faso.

[2] Idem.

[3] Issu des entretiens avec les responsables de la mairie de Nongr massom. Il existe également une monographie de l’arrondissement mais elle n’est pas actualisée.

[4] Issu de l’entretien avec une association de Nossin. Les informations ont été confirmées par des responsables municipaux.

[5] Issu d’entretiens avec des associations de Rimkieta et confirmé par des conseillers municipaux.

[6] Entretiens avec des conseillers municipaux.

[7] Etude diagnostique de la situation de la femme au Burkina Faso. Ministère de la Promotion de la femme. Juin 2004. « La majorité des femmes ne sont pas ou peu conscientes des images et messages dévalorisants véhiculés à travers les médias et les messages publicitaires. In « Etude diagnostique… »P 60 .

[8] Extrait d’un entretien avec des femmes d’une association de Rimkieta en juin 2008.

[9] Informations obtenues lors d’entretiens avec des responsables municipaux en février 2008.

[10] Entretien avec une association de Nossin en septembre 2008. Les associations de Rimkieta sont récentes et ne parviennent pas à se développer économiquement.

[11] Etude diagnostique de la situation de la femme au Burkina Faso. Ministère de la Promotion de la femme. Juin 2004.

[12] MEBA. Coopération Belge. Appui au plan décennal de l’éducation de base (PDDEB) BKF 040 25 11. Burkina Faso. Décembre 2007. Tiré sur internet.

[13] Alice Tiendrébéogo. FAWE Burkina. 21 mars 2007. Education des filles au Burkina Faso. : Travailler à l’accès, au maintien et à la réussite des filles. FASO ZINE. Burkina Faso

[14] Entretien avec la responsable du service de l’action sociale de la mairie de Boulmiougou en février 2008.



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